Les cosmétiques masculins, une analyse socio-comportementale.
Introduction
Tout d'abord nous allons commencer par expliquer quelques termes importants concernant notre sujet : les cosmétiques et le jeunisme.
Le terme «cosmétique» vient du grec ancien «kosmos» qui signifie «ornement». Aujourd'hui, le Code de la santé publique définit les cosmétiques dans l'article L5131-1 :
«On entend par produit cosmétique toute substance ou préparation destinée à être mise en contact avec les diverses parties superficielles du corps humain, notamment l'épiderme, les systèmes pileux et capillaire, les ongles, les lèvres et les organes génitaux externes, ou avec les dents et les muqueuses buccales, en vue, exclusivement ou principalement, de les nettoyer, de les parfumer, d'en modifier l'aspect, de les protéger, de les maintenir en bon état ou de corriger les odeurs corporelles.»
Le jeunisme est une volonté de vouloir rester jeune. On parle également de jeunisme pour désigner l'engouement pour les techniques de chirurgie esthétique, de soins du corps et de culte de la jeunesse en général.
Dans le cadre de notre TPE, les produits d'hygiène corporelle tels que gel douche, mousse à raser, shampoing, dentifrice ...ou encore les parfums ne rentrent pas dans notre problématique du jeunisme qui se traduit par l'utilisation en particulier de produits de soins. Toutefois, nous avons choisi malgré tout le terme de « cosmétiques » au sens large car, comme nous le montrons dans notre première partie « L'histoire des cosmétiques masculins », ce sont ces produits d'hygiène qui ont conduit progressivement les hommes vers une démarche de l'utilisation des produits de soins.
Phénomène de mode ou réel changement de comportement, les hommes consomment de plus en plus de produits cosmétiques. Aujourd’hui 1 homme sur 4 dit utiliser quotidiennement un produit de soin qu’il s’agisse d’un après-rasage, d’un produit hydratant, d’un anti-âge ou encore d’un amincissant. Aujourd’hui, les hommes semblent se soucier davantage de leur apparence et leur bien-être que par le passé. De ce fait, prendre soin de soi n’est donc plus uniquement une histoire féminine.
